Suite de : l’art de la pensée négative ou comment se petit-suicider dans sa cuisine

On était donc en train de raconter comme on est mal barré quand on s’est vaguement mis en tête de faire des macarons. Idée qui devient de plus en plus pressante à partir du moment où l’on se met à regarder les photos très très très apealing du livre en question.

Au commencement il faut déjà prévoir de vider son codévi, ou de ne plus manger que des pâtes -au choix.
Oui parce que faire des macarons, c’est pas le truc qu’on décide un dimanche pluvieux, où on a envie de looser dans sa cuisine avec les restes…
Non, non, non ta liste de courses elle vaut alors de l’or.
Déjà il te faut la poche à douilles de compétition, la poudre d’amandes (-que d’ailleurs Vahiiné a carrément le monopole dessus et que je sais pas si c’est tout à fait légal-), les colorants alimentaires -qui te font plaisamment visiter quelques 5 magasins parce que non, tout le monde n’en vend pas que crois-tu- et enfin le truc avec lequel tu vas fourrer tes macarons.

Oui parce que là, accroche toi pour choisir: thé matcha, chocolat guandja, gelée de vin, confiture de pétales de rose, ou crème de fesses de singes poilus.

Bref faut mener l’enquête dans toutes les épiceries fines du département pour trouver the secret ingredient.

Une fois cette mission réussie,et bien voilà l’humiliation peut commencer. Parce qu’en ce que tu vois dans le fameux bouquin, et ce que tu vis dans ta cuisine, à chaque étape l’écart se creuse. Par exemple chez lui, le monsieur qui fait des macarons comme on fait ses lacets, et bien sa cuisine elle est impec. Alors que chez moi je découvre les propriétés collantes du mélange poudre d’amandes/blanc d’oeuf. Je me demande même si je vais pas breveter la chose tellement mes pieds (oui ça gicle) semblent ne faire plus qu’un avec le granito de ma cuisine. D’autre part, lui quand il fait les petits macarons sur sa belle plaque de cuisson, avec sa poche à douille de compétition, et bien ça fait vraiment des macarons, c’est à dire des beaux petits rond brillant et appétissants… Chez, le contraste est douloureux. Le constat aussi. Ca fait des petites flaques, et en plus comme il faut laisser sécher 30 minutes, rien que ça, eh bien les flaques ont vraiment le temps de s’étirer et de coloniser tout l’espace de la feuille de sulfurisé, voire plus, et donc de goutter allégrement partout. Bref tu te retrouves avec une sorte de gâteau roulé. Et là tu te dis qu’à moins d’un miracle la belle petite forme ronde caractéristique, et bien tu l’as dans le pompon. Et pour de bon. Tu mets quand même dans le four, et tu essaies tant bien que mal de suivre la suite de la recette… tu veux sauver l’honneur… Mais le mal est fait: tu as foiré tes premiers macarons.

Nb: il faut tout de même souligner que même foirés et sans aucune forme, les macarons sont bons. Ca fait un peu déculpabiliser.

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Classé dans Préparez votre pâte, dans une jatte, dans une jatte plate, et sans plus de discours, allumez votre four...

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