Pleasure from the ears

Olà,

je viens pas souvent mais quand j’y arrive c’est du lourd.

Oui la musique -du haut de mes faibles années-, a toujours été connotée à quelque chose de plus ou moins intense. (comme chez tout le monde i suppose).
Déjà c’est plus ou moins la cause du divorce de mes parents, tout du moins toute leur rage s’exprimait sur ce sujet, et j’ai souvent vu les 45 tours de Kinks ou de Franck Zappa de mon père passer par la fenêtre. Puis un jour ce fut la platine vinyle, là c’est sûr ma mère à mis le doigt dessus, après y’avait plus trop de musique à la maison.

Ensuite j’ai connu l’exclusion, la ségrégation, et la marginalisation involontaire.
C’était un peu dur d’ailleurs franchement. A cause qu’en CM2 c’était la folie des Spice Girls (ça, ça vous donne une info sur mon âge hein!) mais que j’aimais pas du tout et que j’écoutais Oasis et Blur à l’époque. Un grand moment de ma jeunesse fut la fois ou Lisa, la trop top pop star de l’école que j’enviais trop car elle avait les baskets qui s’allument quand on marche et que sa mère la laissait porter des soutien-gorge alors qu’elle était encore plate comme une limande, est venue me voir dans la cour pour me demander:

« Dis tu préfères les Spice Girls ou Oasis? »

et moi de répondre (déjà trop contente qu’elle m’ait adressé la parole) « Bah Oasis »

La réponse fut sans appel: « T’es vraiment nulle alors! »

Là on prend conscience de plein fouet de la Power of Music.Bref qu’il était bon alors de se réfugier dans les paroles de ces chansons…

Depuis je suis devenue bien plus conventionnelle il me semble, même si je n’ai pas encore succombé à un seul tube de l’été (d’ailleurs est-ce que ce phénomène existe encore?!).

Mais là en fait si je viens c’est juste pour vous donner un truc que j’aime, qui n’est pas vraiment représentatif de ce que j’écoute en général en fait, parfois il y a quand même un peu moins de basse, et un peu plus de mélodie. Mais qu’il est bon parfois de faire une exception, et d’écouter quelque chose qui nous fait imaginer qu’on est à l’Haçienda dans les années 90, qu’on va croiser les mecs de Joy division et les Happy Mondays, et qu’on porte un leggings en zèbre ou même lamé…

Non?

Ce qui me donne cette impression, c’est la chanson de Tiga, ce métrosexuel canadien dans le vent, qui a l’heur de faire pas mal de trucs avec les dieux de Soulwax. Il a sorti un album cette année named Ciao! qui est vraiment très bon, et une bonne et une mauvaise façon de le découvrir à la fois est d’écouter son fameux « Pleasure from the bass ».

C’est tout à fait Laurent Garnier dans sa haute période de gloire, et pour quelqu’un comme moi qui était trop jeune pour me débaucher sur ces sons interdits dans les années 90, c’est un bon rattrapage.

La on peut l’écouter.

Tiga - Ciao ! (2009)

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Classé dans Je chante faux, mais pas eux

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